vendredi, novembre 16, 2007
L'abbé et la fresque (suite)
Le curé de Saint-Etienne-du-Grès a été condamné à 1500 d'euros d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Tarascon pour avoir détruit une fresque peinte dans une chapelle de sa paroisse. L'abbé Cicculo, condamné également à payer 5000 euros de dommages-intérêts pour préjudice moral à l'auteur de la fresque, Jacques Descordes, et à prendre en charge ses frais de justice à hauteur de 1000 euros, va faire appel, a indiqué son avocat, Me Vincent Clergerie.
lundi, novembre 12, 2007
La désinformation au plus haut sommet de l'Etat

Yves Bertrand, directeur des RG de 1992 à 2004, affirme dans son livre paru en octobre, Je ne sais rien… mais je dirai (presque) tout, que l’affaire de la profanation du cimetière juif à Carpentras a été manipulée par François Mitterrand contre le Front National. Extraits :
"Au matin du 10 mai 1990, on découvre que le cimetière juif de Carpentras a été profané. [...] Sur place, l'émotion, on s'en doute, est énorme. Mais elle est contenue. [...] Ce réflexe était la sagesse même : le pire risque dans ce genre d'affaire, c'est de provoquer un emballement médiatique qui donne des idées à d'autres fous ! [...] A peine connue la nouvelle de Carpentras, les autorités ont sciemment ignoré la crainte légitime des autorités juives. Elles ont désigné un coupable, et un seul : Jean-Marie Le Pen et le Front national !
Quand vous dites « les autorités », à qui faites-vous allusion ? A votre ministre, Pierre Joxe ?
J'ai la conviction que l'ordre venait de plus haut : de François Mitterrand en personne qui tenait là l'occasion qu'il cherchait pour diaboliser le Front national [pour] rendre définitivement impossible toute alliance, même locale, entre cette même droite et les lepénistes. [...] Et le samedi, les plus hautes autorités interviennent pour mettre au point la stratégie de « front anti-Le Pen » qui va culminer avec le défilé du lundi : 200 000 personnes de la République à la Bastille pour protester contre la renaissance de l'antisémitisme. Côte à côte : les figures de proue de la politique française, de l'extrême gauche trotskiste au RPR. En tête, François Mitterrand, seul chef d'Etat à participer à une manifestation depuis la libération de Paris, et l'ensemble du gouvernement. [...] Sur les six chaînes de télévision, la manifestation est retransmise en direct. [...]
Or, ce qu'il faut savoir – et ce que je vous révèle aujourd'hui ! –, c'est qu'à l'origine, les autorités religieuses juives de Paris [...] ne souhaitaient pas que cette manifestation prenne un tour aussi politique. Leur principal argument : éviter que se reproduise la récupération par l'extrême gauche du défilé de protestation organisé en 1980 après l'attentat de la rue Copernic (mis à l'époque, déjà, sur le compte de l'extrême droite, alors qu'il avait été le fait d'un réseau arabo-arménien)... D'où le souhait des dirigeants communautaires d'organiser cette fois la manifestation autour d'un office religieux à la Grande Synagogue de Paris, dénouement d'une marche recueille de la Concorde à la rue de la Victoire, près de l'Opéra.
Qui donc a fait changer l'itinéraire ?
Fm François Mitterrand en personne, via le ministère de l'Intérieur. [...] Comme tous les services de police, nous étions mobilisés jour et nuit. Du côté du Front national, bien sûr, comme on nous y avait fortement incités, mais de tous les autres aussi. [...] Quand tout a été découvert, en 1996, les RG et moi-même avions d'autres chats à fouetter que de revenir sur Carpentras. Les responsables étaient retrouvés et seraient jugés, grâce aux RG. Ils venaient bien d'une extrême droite ultra-radicale, mais en aucun cas du Front national. Même si l'on déteste Le Pen, on n'avait pas le droit de lui faire porter le chapeau d'un acte aussi ignoble que la profanation de Carpentras."
dimanche, novembre 04, 2007
Le curé du Grès a vu rouge devant l’oeuvre "olé -olé"
Un artiste traîne en justice le prêtre qui a détruit sa fresque
Les attributs sexuels de l'ange et du taureau représentant Matthieu et Luc ont tellement déplu au curé de Tarrascon qu'il a effacé la fresque.
Les attributs sexuels de l'ange et du taureau représentant Matthieu et Luc ont tellement déplu au curé de Tarrascon qu'il a effacé la fresque.
L’art a parfois du mal à s’accommoder de la morale religieuse. Et la présence d’un homme d’Église à la barre d’un tribunal demeure une situation peu courante. C’est pourtant l’épreuve que devra subir le père Michel Cicculo, archiprêtre de Tarascon, appelé à répondre devant la juridiction correctionnelle de Tarascon de la destruction d’une fresque réalisée dans la chapelle Notre-Dame du Château, à Saint-Étienne- du-Grès, au pied des Alpilles.
Au printemps 2005, le curé a vu rouge quand il a découvert l’oeuvre sur laquelle Jacques Descordes, artiste de renommée mondiale, avait passé plus de six mois. Une fresque en couleurs ornant l’ensemble du choeur de la chapelle et représentant les quatre Évangélistes sous les traits d’un ange, d’un aigle, d’un lion et d’un taureau, selon une tradition séculaire.
Le hic, c’est que Matthieu, nu sous les ailes et arborant des seins naissants (alors que, c’est bien connu, les anges n’ont pas de sexe...), ça frise le blasphème.
Suite
Les attributs sexuels de l'ange et du taureau représentant Matthieu et Luc ont tellement déplu au curé de Tarrascon qu'il a effacé la fresque.
Les attributs sexuels de l'ange et du taureau représentant Matthieu et Luc ont tellement déplu au curé de Tarrascon qu'il a effacé la fresque.
L’art a parfois du mal à s’accommoder de la morale religieuse. Et la présence d’un homme d’Église à la barre d’un tribunal demeure une situation peu courante. C’est pourtant l’épreuve que devra subir le père Michel Cicculo, archiprêtre de Tarascon, appelé à répondre devant la juridiction correctionnelle de Tarascon de la destruction d’une fresque réalisée dans la chapelle Notre-Dame du Château, à Saint-Étienne- du-Grès, au pied des Alpilles.
Au printemps 2005, le curé a vu rouge quand il a découvert l’oeuvre sur laquelle Jacques Descordes, artiste de renommée mondiale, avait passé plus de six mois. Une fresque en couleurs ornant l’ensemble du choeur de la chapelle et représentant les quatre Évangélistes sous les traits d’un ange, d’un aigle, d’un lion et d’un taureau, selon une tradition séculaire.
Le hic, c’est que Matthieu, nu sous les ailes et arborant des seins naissants (alors que, c’est bien connu, les anges n’ont pas de sexe...), ça frise le blasphème.
Suite
Inscription à :
Articles (Atom)
