mercredi, août 15, 2007
Mosquée de Marseille : une lettre à Jean-Claude Gaudin
A la suite de la décision de la mairie de Marseille de construire l’une des plus grandes mosquées de France (alors que la ville en compte déjà plus de 60), trois intellectuels français, spécialistes du monde arabe et de l’islam, ont envoyé le 03 aout la lettre suivante à Jean-Claude Gaudin, maire de la ville :
Monsieur le Sénateur Maire,
“C’est la dignité, le respect des valeurs de la République que de permettre à des gens de pratiquer leur culte”, dites-vous pour justifier l’autorisation de la grande Mosquée de Marseille.
Vous n’êtes pas sans savoir, osons-nous le supposer, que la religion musulmane n’est pas seulement un culte, mais aussi une doctrine sociale et politique, et qu’en lui donnant un lieu de culte, vous donnez aussi une place forte, une citadelle à cette doctrine sociale et politique, dont l’institutionnalisation ne peut être qu’un premier pas pour les visées hégémoniques qui lui sont inhérentes. Lire la suite »
Francis Richard : on est mal, Barré
Nicolas Barré, Directeur-adjoint de la rédaction du « Figaro », a pondu le 9 août dernier un de ces éditos fulgurants, dont il a le secret, et qui ne laisse pas de m’étourdir. Je dois être trop émotif… Intitulé modestement « Agir sur le climat », cet article est un modèle du genre de la nouvelle religion écolo qui fait du réchauffement le début et la fin de tout. C’est pourquoi il ne pouvait que m’interpeller au niveau du vécu climatique.
Cet édito est une vraie mine pour qui s’intéresse à cette nouvelle religion. Ainsi peut-on y apprendre que tout ce cirque a commencé lors de l’ineffable sommet de Kyoto en 1997. Nicolas Barré s’émerveille devant le chemin parcouru en dix ans : «A l’époque, souvenons-nous, les dangers liés à l’accumulation des gaz à effet de serre n’étaient guère connus au-delà du cercle des experts». Alleluia !
C’est là que Nicolas Barré pose la première question existentielle : «Qui, aujourd’hui, hormis quelques esprits obtus – il en restera toujours – doute que la planète se réchauffe ? ».
Il m’a paru intéressant de partir à la recherche d’au moins un de ces esprits perdus, que Nicolas Barré balaye d’un revers de son auguste main, en les qualifiant d’« obtus ». Lire la suite »